Aide médicale à mourir: l’industrie pharmaceutique montre des réticences

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La division canadienne de Sandoz, qui fabrique deux des produits recommandés dans le guide d’exercice suivi au Québec pour l’administration de l’aide médicale à mourir, a indiqué hier à La Presse qu’elle les vend « uniquement » pour « les utilisations approuvées par Santé Canada ».

Or, ces indications « n’incluent pas leur utilisation pour le suicide assisté ou l’euthanasie », a souligné l’entreprise dans un courriel citant le midazolam, un anxiolytique, et le phénobarbital, un barbiturique pouvant être utilisé pour induire un coma.

Sandoz, qui n’est pas le seul producteur de ces médicaments au pays, n’a pas précisé si elle entendait mettre en place des mesures de contrôle spécifiques pour éviter que sa production ne soit utilisée dans un tel contexte.

Pfizer Canada, qui fabrique également deux des produits recommandés au Québec pour l’administration de l’aide médicale à mourir, soit le midazolam et le propofol, un anesthésique pouvant aussi servir à induire un coma, a indiqué hier qu’elle « n’avait pas encore arrêté sa position » quant à l’utilisation de ses produits à de telles fins.

« Nous continuons notre réflexion sur cette question en fonction de l’évolution juridique et politique de la situation alors que le débat se poursuit au Canada », a noté hier le directeur canadien des affaires de l’entreprise, Vincent Lamoureux.

Une autre société identifiée dans la banque de données sur les médicaments de Santé Canada comme un producteur de midazolam et de propofol, Fresenius Kabi, a indiqué hier qu’elle n’avait « pas de commentaires » à faire pour l’instant sur le dossier.

Pour l’article complet, visitez le site La Presse.

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