Des données à l’action : Améliorer la qualité des soins palliatifs à domicile

Categories: Research.

Le Saint Elizabeth est synonyme de confiance dans le milieu canadien des soins de santé depuis plus d’un siècle; c’est aussi un chef de file capable de satisfaire les besoins des clients, des familles et du réseau. Organisme de bienfaisance sans but lucratif primé, le Saint Elizabeth est reconnu pour ses antécédents en matière d’innovation sociale et sa percée dans la pratique clinique des soins à domicile et communautaires. Notre équipe de plus de 6 000 personnes, composée d’infirmières, de thérapeutes en réadaptation, de préposés aux services de soutien à la personne et du personnel d’intervention d’urgence, effectue près de cinq millions de visites par année pour offrir des soins de santé.

Le désir du Saint Elizabeth de comprendre et d’améliorer l’expérience du client a engendré une énergie renouvelée et une volonté de passer des données à l’action. Fidèle à la vision de l’organisme qui est « de faire honneur au visage humain des soins de santé », l’équipe de la haute direction s’est engagée à appuyer de façon stratégique et considérable la prise de décision fondée sur les données probantes à tous les échelons de l’organisation. Cet objectif a été atteint grâce à l’élaboration et à la mise en œuvre de nouveaux mécanismes pour recueillir, examiner et traiter les données.

L’organisme a commencé par réviser les indicateurs des soins palliatifs utilisés à l’interne et à l’externe, effectuer un examen de la littérature et des recherches sur Internet et consulter des experts. Des indicateurs des soins palliatifs ont été sélectionnés à l’aide d’une méthode de cotation équilibrée qui comprenait des éléments tels que la satisfaction de la clientèle, les résultats pour les clients relatifs aux symptômes, et la sécurité et les risques. Les indicateurs devaient être liés à la stratégie et aux objectifs de l’organisme, refléter les points de vue des clients des soins palliatifs; être mesurables au sein des ressources et des systèmes en place ou potentiels, et avoir la possibilité d’être exploitables.

Le Saint Elizabeth a reconnu qu’il était nécessaire d’entreprendre une collecte et une analyse de données fiables. Bien que les systèmes d’information en place aient été utilisés, on a fait appel à la nouvelle technologie, notamment à des appareils BlackBerry, pour recueillir les résultats et les renseignements relatifs aux clients. À l’automne 2011, plus de 1 000 infirmières ont été formées à l’utilisation de cette nouvelle application. Des menus déroulants étaient inclus dans le logiciel afin d’assurer une saisie rapide et facile des données. Des rapports ont été produits chaque semaine, mois et trimestre selon le type de données.

Des données précises et uniformes étaient un de nos critères de réussite dans l’utilisation des données pour améliorer les soins. Les responsables cliniques de l’organisme ont d’abord collaboré étroitement avec les services d’information pour améliorer et automatiser l’établissement de rapports. L’analyse des données sur les symptômes recueillies à l’aide des BlackBerry a été effectuée quotidiennement par l’infirmière en pratique avancée afin de transformer les données en renseignements. L’équipe des responsables cliniques a également aidé les équipes régionales à comprendre la signification des données et comment elles pouvaient être utilisées pour améliorer les soins prodigués aux clients.

Nous continuons d’appliquer cette pratique pour améliorer la qualité des soins palliatifs. L’infirmière en pratique avancée peut identifier les clients à risque qui présentent des niveaux élevés de détresse et un fardeau des symptômes important. Les données nous ont également permis d’identifier les infirmières nécessitant peut-être de recevoir un enseignement et une formation supplémentaires sur l’utilisation des outils d’évaluation des soins palliatifs. L’infirmière en pratique avancée communique avec les membres des équipes de direction régionales afin d’examiner les données et, au besoin, élaborer un plan d’amélioration.

L’incidence sur les soins prodigués aux clients a été considérable. Les infirmières de première ligne ont affirmé que les données sur les symptômes leur permettent d’avoir chaque semaine une image des clients recevant des soins palliatifs et des patients éventuels pouvant nécessiter les soins des infirmières-ressources en soins palliatifs du Saint Elizabeth. Les superviseurs des infirmières et les éducateurs cliniques ont souligné qu’ils peuvent, grâce aux données, communiquer avec les infirmières pour mieux comprendre les besoins des clients et appuyer les infirmières en leur offrant les ressources et les renseignements appropriés pour satisfaire ces besoins.

Un des superviseurs a indiqué ce qui suit : « Les données ont permis d’entamer une discussion avec le personnel et au bout du compte, d’améliorer l’expérience des clients. Grâce aux données, nous avons pu améliorer les soins offerts aux clients, ce qui a été remarqué puisqu’on nous envoie davantage de clients ». Les infirmières ont affirmé à maintes reprises qu’il est agréable de savoir que les données (qu’elles entrent dans leur BlackBerry) sont utilisées au profit des clients.

Selon notre expérience, cette façon innovatrice de recueillir et d’échanger des données améliore considérablement la qualité des soins palliatifs au Saint Elizabeth. Elle justifie la tenue de discussions et la prise de décisions sur les soins axés sur la clientèle et accroît l’engagement des équipes et leur confiance dans leur pratique. Nous continuerons d’examiner de nouvelles façons d’utiliser les données dans le domaine des soins palliatifs et dans la collectivité.

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