Quand la mort accompagne la vie

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Cela faisait plus de 20 ans que le mari de Mme Bellemare avait subi une transplantation cardiaque. «Ce cœur de jeune faisait travailler ses organes d’homme de son âge plus rapidement. À la longue, il s’est essoufflé», explique-t-elle. Un jour, les problèmes respiratoires, et ceux dus aux médicaments antirejets, sont devenus plus importants.

Changer de vie

C’est à ce moment que son état a demandé plus de surveillance. «J’ai été obligée de fermer ma garderie en milieu familial. Je voulais m’occuper de mon conjoint, les enfants le fatiguaient, confie Mme Bellemare. Nous avons été obligés de vendre la maison. Nous n’avions plus de revenus, donc nous ne pouvions plus nous la permettre.»

Ils ont alors emménagé dans un logement. «C’était un deuil pour moi de quitter ma maison. J’avais un grand terrain sans voisin arrière et je me retrouvais avec des voisins de tous les côtés et des balcons dans ma cour», mentionne-t-elle.

Peu de temps après, son mari entre en soins palliatifs. «Lorsqu’on lui a annoncé qu’il n’y avait plus rien à faire, qu’il allait être en soins palliatifs, il a eu toute une expression. Il était terrifié à l’idée d’être placé. En le voyant reculer dans sa chaise, j’ai pris la décision que j’allais m’occuper de lui», se souvient Mme Bellemare.

Dès lors, elle a suivi toutes les formations nécessaires afin de devenir une aidante naturelle. «Entre autres, je devais apprendre à le déplacer sans me blesser.» Avec le support du CLSC et de la clinique d’insuffisante cardiaque, Mme Bellemare a offert à son conjoint ce qu’il désirait : mourir à la maison.

Peu de répit

L’aidante naturelle a dû apprendre le fonctionnement des appareils qui aidait son conjoint. «Le plus dur a été d’apprendre à dormir avec le bruit. L’adaptation à ma toute nouvelle vie a été très difficile, mais je me disais que je devais le faire.» Chaque sortie de la maison était compliquée. «Lorsqu’on devait se rendre à la clinique, il avait besoin de tout son équipement pour l’aider à respirer. Il ne pouvait pas marcher très longtemps alors nous avions besoin d’un fauteuil roulant.»

Plus le temps avançait et plus son état se dégradait. «À un certain moment, j’ai dû calculer les liquides qui entraient et qui sortaient, le dosage des médicaments et je devais prendre en note les signes vitaux.» Dans le peu de temps libre qu’elle avait, elle effectuait des lectures pour apprendre les tâches qui se rajoutaient.

«C’était du matin au soir, du lundi au dimanche. Du répit, je n’en avais pas vraiment. Ma belle-sœur venait le surveiller une demi-journée par semaine.» Le CLSC venait pour le bain deux fois par semaine. «Lorsque le CLSC venait, parfois la préposée n’avait que 30 minutes. Si mon conjoint était fatigué, elle n’avait pas le temps de prendre son temps. Il préférait quand c’était moi.»

Lisez l’article complet sur le site web de Écho de Shawinigan.

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