La planification préalable des soins: L’histoire d’un couple

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Ils avaient toutefois planifié leur avenir en préparant leurs testaments et en prévoyant de l’assurance-vie, mais ont ensuite découvert la planification préalable des soins, une démarche qui facilitera la prise de décisions pour leurs proches si l’un ou l’autre ou les deux devenaient incapables de prendre leurs propres décisions.

« J’ai entendu parler de planification préalable des soins pour la première fois lorsqu’on en a discuté à la Société », explique Mme Sullivan, responsable de l’apprentissage et de l’efficacité à la North Okanagan Hospice Society.

« C’est difficile de penser à sa propre mortalité et à celle des gens qu’on aime. J’y avais peut-être déjà un peu pensé — comme le moment d’arrêter les manœuvres de maintien des fonctions vitales —, mais sans rien décider. Et aussi, à qui en parler? Mais la première fois que nous en avons réellement discuté, il y a eu un peu de malaise, mais avec le temps, j’ai compris que c’était la bonne chose à faire », raconte M. Strilchuk, concepteur de logiciels chez AVS Systems.

Le couple a ensuite parlé de ses décisions à ses fils, Cole (12 ans) et Connor (10 ans), lesquels ont compris l’idée de base de la planification préalable des soins. Les deux en ont également discuté avec les autres membres de leur famille, et les ont encouragés à réaliser leur propre planification préalable.

Ils ont utilisé le guide de planification préalable My Voice conçu par le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique pour aider les gens à consigner leurs volontés en matière de soins de santé dans l’éventualité où ils ne pourraient plus s’exprimer. Ce guide comprend des formulaires juridiques ainsi que de l’information sur les circonstances qui requièrent les conseils d’un notaire ou avocat. On y traite également de convictions (ce qui donne du sens à la vie), de valeurs (ce qui a de l’importance pour une personne) et de volontés (traitements médicaux éventuels, interventions de maintien en vie ou de prolongation de la vie, etc.). Une section est en outre consacrée à la désignation de mandataires temporaires.

Le couple Sullivan-Strilchuk dit ne pas avoir eu de surprises en remplissant le guide My Voice. « Nous avons dû réfléchir à ce qui est important pour nous, si l’un de nous était victime d’une maladie ou d’une blessure potentiellement mortelle. Après avoir défini nos valeurs, il n’a pas été bien difficile de consigner nos volontés en ce qui concerne les traitements médicaux qui respecteront ces valeurs. Et le plan préalable peut être aussi précis ou aussi flou que l’on veut. C’est un document vivant. Si, dans cinq ans, nous avons une perspective différente, alors nous n’aurons qu’à le modifier en conséquence. Je suis vraiment heureuse d’avoir fait ceci. C’est un cadeau que l’on s’est fait l’un à l’autre et aux gens qu’on aime; tout le monde sera rassuré de prendre les bonnes décisions si les choses tournent mal », a affirmé Mme Sullivan.

Son conjoint aussi aime le fait d’être rassuré : « Il a fallu beaucoup réfléchir, mais ça en a valu la peine, puisque tout ça pourrait diminuer la culpabilité, le doute et le stress pour nos proches. Ça n’a pas pris beaucoup de temps, et après avoir commencé, ça n’a pas été si pénible que ça. J’ai parlé de tout ça à mon entourage, pour faire germer l’idée, en espérant que d’autres décideront de faire la même démarche. On ne sait pas ce qui nous attend, mais on peut faire notre possible pour se préparer au pire. »

Pour en savoir davantage sur la planification préalable des soins en Colombie-Britannique, on peut visiter le www.interiorhealth.ca ou le www.healthlinkbc.ca, ou composer le 8-1-1. Le guide My Voice est offert sur le site http://www.crownpub.bc.ca/Product/Details/7610003494_S. On peut aussi trouver de l’information de portée nationale sur le cadre de planification préalable des soins et du matériel propres aux diverses provinces sur le site www.planificationprealable.ca. 

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