Les bénévoles: l’âme de Montfort

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Cet article a été initialement publié par le Droit le 26 mars 2022. Pour l’article original, visitez ce lien.

Par Charles Fontaine

«Quand tu arrives à l’hôpital, tu es accueilli par les bénévoles. Si tu ne sais pas où aller, ils vont te guider. Les bénévoles, c’est comme l’âme de Montfort. C’est nous [les bénévoles] qui faisons la différence. Alors, quand nous sommes partis durant la pandémie, le reste du personnel à trouver ça difficile.»

 

Carole Patry est bénévole à l’Hôpital Montfort depuis 2009. Elle accompagne les patients en fin de vie. «C’est un accompagnement spirituel et de l’âme. Ma devise est “être là, tout est là”. [Nous faisons notre travail] juste par la qualité de notre présence. On n’a pas besoin de parler, on a seulement qu’à être là et à connecter avec cette personne, en lui tenant la main.»

La retraitée de 75 ans a agi comme aidante partout où elle a passé. L’infirmière de formation a été monitrice à la Ligue La Leche où elle accompagnait les mamans qui allaitaient. Plus tard, elle a travaillé plusieurs années comme conseillère du Programme d’aide aux employés à la fonction publique du Canada. Deux ans après avoir pris sa retraite, Carole aide les patients à l’unité des soins palliatifs. Elle veut continuer d’exploiter sa force qui est d’accompagner les gens. «Pour moi, ça va de soi. Chacun à ses forces dans la vie, ça, c’est la mienne.»

Elle se rendait à l’hôpital au rythme d’une journée par semaine. On lui a aussi donné le chapeau de coordonnatrice de la dizaine de bénévoles en soins palliatifs. L’originaire de Maniwaki n’a pas accompagné de patient depuis deux ans en raison de la pandémie. Elle confirme également que les bénévoles aux soins palliatifs seront les derniers employés à réintégrer l’hôpital, puisqu’ils sont tous des personnes âgées en contact direct avec les patients.

«C’est mon hôpital»

La francophone qui habite à Ottawa depuis 1971 tenait à participer au grand ralliement du mouvement SOS Montfort le 22 mars 1997, où 10 000 personnes étaient rassemblées au Centre municipal d’Ottawa.

Carole se serait sentie vraiment insultée si le gouvernement de l’Ontario avait procédé à la fermeture de l’hôpital.

«Nous autres, les francophones de l’Ontario, on n’est pas importants. Continuez à vous assimiler!», lance-t-elle en guise de dérision.

Elle se sent beaucoup plus proche de l’hôpital Montfort que des autres hôpitaux étant donné qu’elle est francophone.

«Je n’ai jamais travaillé à Montfort, mais c’est mon hôpital. Je n’ai aucun lien avec les autres hôpitaux de la région. Monfort, c’est notre hôpital, celui des francophones.»

L’importance des deux langues

Carole explique que quand un patient est malade, il vit un état de stress et il est difficile pour lui de traduire ce qu’il ressent. D’où l’importance de pouvoir s’exprimer dans la langue de choix.

«Quand tu es malade, tu veux t’exprimer en français. Comment dire en anglais que tu as mal au cœur?»

L’esprit de famille l’a marqué dans la communauté de Montfort. Elle compte bien retourner faire du bénévolat dès que les mesures sanitaires le permettront.

«Il n’y a pas beaucoup d’autres hôpitaux qui a un sentiment de fraternité comme à Montfort.»

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