Choisir l’aide médicale à mourir faute de soins palliatifs appropriés?

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« Les soins de fin de vie ne peuvent se limiter à l’accès à l’aide médicale à mourir », écrit le président de l’institution dans une lettre envoyée mardi au ministre de la Santé du Québec Gaétan Barrette. Des problèmes de relève chez les médecins et une offre de service inégale d’une région à l’autre seraient à l’origine du manque de ressources en soins palliatifs, selon le Collège des médecins.

Comme une dizaine de personnes atteintes de maladies incurables, Claudine Jodoin vient chaque semaine à la Maison Victor Gadbois de Beloeil, au sud de Montréal, qui offre des soins palliatifs spécialisés à des malades atteints de cancer en phase terminale. La femme de 61 ans a reçu un diagnostic de cancer en 2015, et on lui donnait alors six mois à vivre.

Mme Jodoin a droit à un accompagnement de haute qualité à la Maison Victor Gadbois. Coiffure, massage et soins médicaux offerts par des spécialistes. Mais le Collège des médecins estime que ce n’est pas le cas partout au Québec. « On constate que des gens n’ont pas accès à des soins palliatifs. Ou encore que c’est mal organisé dans leur région », affirme le président Charles Bernard.

La Société québécoise des soins palliatifs estime que le Plan de développement des soins palliatifs lancé en 2015 donne des résultats inégaux. « À certains endroits, il y a des améliorations. Parfois, ça stagne. Et, à certains endroits, ça s’est détérioré », dit la présidente Christiane Martel. Elle affirme que ces carences peuvent orienter certains patients vers l’aide médicale à mourir.­­ En plus…