Les proches-aidants on besoin de répit

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Parmi les revendications citées, le manque de savoir-faire et de savoir-être du personnel affecté au maintien à domicile est décrié.

«La rotation du personnel perturbe et déstabilise l’aidé et l’aidant, et le personnel est insuffisant», a indiqué Jacques Couture, agent de mobilisation pour le RANQ.

Une critique qui dérange Marjolaine Boudreau, présidente du syndicat du CSSS d’Ahuntsic Montréal-Nord. Présente au point de presse du RANQ, elle a tenu à faire part de la détresse physique et psychologique des travailleurs sociaux dont le temps est constamment grugé par les tâches administratives.

«Les firmes privées qui gèrent notre productivité calculent combien de temps on passe au téléphone, le temps qu’on prend pour retourner nos appels et elles ne nous permettent que 30 minutes pour chaque consultation, a-t-elle rapporté, en colère. Je ne calcule pas des cornichons, je suis en train de réfléchir à mon intervention. Quand le RANQ parle de notre manque de savoir-être, ça me fait mal, parce que je suis formée pour ça, mais je n’ai pas le temps de le faire.»

La plateforme de revendications communes présentée par le RANQ, lundi, regroupe les multiples revendications des 260 proches-aidants et représentants d’organismes rencontrés par M. Couture dans 15 régions du Québec. Il servira d’outil pour porter les idées d’une seule et même voix.

«Dans la foulée de l’assurance autonomie proposée par le gouvernement Marois, ça nous permettra d’avoir un document commun de revendication, a dit M. Couture. Le répit des aidants doit passer en premier. Ils doivent pouvoir sortir de chez eux pour avoir un répit à l’extérieur du milieu où ils aident.»

Des proches-aidants ont partagé leur souffrance avec les gens présents. Murielle Bénard, qui est aidante naturelle auprès de sa mère a qualifié la situation d’insupportable.

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