
Dans le quartier historique de Sillery, tout près du fleuve, la Maison Michel-Sarrazin est dissimulée au pied d’une côte. Un emplacement symbolique pour Bénédicte Guimond. Le matin, lorsqu’elle se dirige vers le centre de soins palliatifs qui accueille les patients atteints de cancers incurables, elle laisse ses soucis en haut pour arriver au travail le cœur léger. Le soir venu, elle laisse son bagage derrière elle au moment de quitter les lieux. « On ne repart pas tristes – il y a beaucoup de joie ici –, mais on s’en va se ressourcer et profiter de la vie avec nos proches. Les personnes qu’on accompagne le méritent. » Comme le souligne l’infirmière, les personnes de son âge sont plutôt rares dans son milieu. « Les jeunes qui étudient en médecine et en soins infirmiers veulent sauver des vies, et c’est normal : nous disposons de plus en plus de moyens et de technologies incroyables, nous faisons des miracles ! Dans notre société de performance, on ne parle pas beaucoup du vieillissement, de la perte d’autonomie, de la fin inévitable. Mais nous allons tous mourir, ça fait partie de la vie. Et les semaines, les mois, parfois les années qui précèdent ce moment sont très importants pour les patients et leurs proches. Comme l’a dit la médecin et pionnière en soins palliatifs Cicely Saunders, quand il n’y a plus rien à faire, tout reste à faire. C’est tellement vrai ! »
Un choix de carrière dicté par l’expérience
Une approche biopsychosociale
Dédramatiser le décès
Réhabiliter les soins palliatifs
Maude Dumas collaboration spéciale







Leave a Reply