Un nouveau sondage révèle que la plupart des Canadiens croient que la planification préalable des soins est importante, mais que peu de gens l’ont faite.

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L’initiative « Parlons-en » sur la planification préalable des soins a commandé un sondage national afin de répertorier les attitudes et les comportements actuels des gens à l’égard de la planification des soins personnels et de santé dont il pourraient avoir besoin dans l’avenir. Dans le cadre de ce sondage, les Canadiens ont été interrogés au sujet de la planification préalable des soins, qui inclut une réflexion et des discussions concernant leurs volontés en matière de soins éventuels au cas où ils seraient confrontés à une crise en matière de santé ou à une maladie grave. Les répondants ont énuméré les éléments qui facilitent la tenue d’une conversation au sujet de leurs volontés, mais aussi les facteurs qui compliquent la planification préalable. Bien que les attitudes à l’égard de la planification préalable des soins soient globalement positives, le comportement n’a pas suivi. En effet, huit Canadiens sur dix ont réfléchi aux soins de fin de vie, mais moins d’un sur cinq a préparé un plan préalable de soins.

Les résultats du sondage, réalisé par Nanos Research en février 2019, ont été communiqués aux intervenants nationaux, provinciaux et territoriaux afin de les aider à concevoir des stratégies de sensibilisation et pour encourager la population canadienne à traduire sa réflexion en actes. Une infographie illustrant quelques-uns des principaux constats est accessible à notre site web.

Mary Ann Murray, directrice de projet pour l’initiative « Parlons-en », explique que « la planification préalable des soins peut être une source de réconfort pour votre famille et vos proches. En les aidant à comprendre et à savoir ce que vous souhaiteriez, vous faites en sorte que votre point de vue soit entendu lors des conversations au sujet de vos soins, même si vous n’êtes plus en mesure de vous exprimer. Cela va au-delà de réfléchir à propos des soins de fin de vie; parfois, des imprévus surviennent et pendant une brève période, vous devenez incapables de vous exprimer. »

La plupart des Canadiens accordent de l’importance aux conversations au sujet de leurs éventuels soins personnels et de santé;93% pensent qu’il est important d’en parler avec la famille et les amis, 80% pensent qu’il est important d’en parler avec un prestataire de soins, et

66% pensent qu’il est important d’en parler avec un avocat, mais seulement 7% l’ont fait.

Quand on leur a demandé quand il fallait faire sa planification, 36 pour cent des répondants ont dit lorsqu’ils sont en santé; 28 pour cent, lorsqu’ils rédigent leur testament; et 11 pour cent, lorsqu’on leur diagnostique une maladie grave. En moyenne, les Canadiens pensent que la planification préalable des soins devrait commencer lorsqu’une personne atteint la fin de la quarantaine.

Chad Hammond, le gestionnaire de projet pour l’initiative « Parlons-en », déclare ce qui suit : « En général, il semble que les gens souhaitent de plus en plus que ces conversations aient lieu plus tôt et avec un plus grand nombre de personnes, mais ils expriment également des préoccupations quant au fait de trouver du temps, du soutien et des ressources pour les aider à aborder le sujet. Les attitudes et les comportements exprimés dans le cadre du sondage de 2019 concordent avec des sondages nationaux semblables, menés aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande au cours des deux dernières années. »

Des progrès ont été accomplis
L’ACSP a effectué un précédent sondage en 2013 au sujet de la planification préalable des soins. En comparant les résultats des deux sondages, on constate que d’importants progrès ont été réalisés en ce qui a trait au changement d’attitudes dans les déclarations concernant les conversations au sujet des éventuels soins personnels et de santé. Le sondage de 2019 révèle que 80 pour cent des répondants ont réfléchi à leur planification préalable des soins, contre 74 pour cent en 2013. La plupart d’entre eux disent qu’il est important de parler de planification préalable des soins avec leur famille et leurs amis (93 %, contre 44 % en 2013), avec les fournisseurs de soins de santé (80 %, contre 51 % en 2013), et avec un avocat (66 %, contre 36 % en 2013).

L’initiative « Parlons-en » sur la planification préalable des soins (PPS) au Canada est dirigée par l’Association canadienne de soins palliatifs (ACSP), avec une contribution financière de Santé Canada. L’initiative a pour but d’aider les Canadiens à se préparer à leurs éventuels soins personnels et de santé. Le projet donne lieu à une série de campagnes publiques de sensibilisation, appuie des programmes de soutien à la PPS et fait la promotion de ressources et de guides dans ce domaine.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec L’initiative « Parlons-en »  par courriel à info@advancecareplanning.ca