L’instinct Dans L’instant; Un Projet D’art Action Pour Les Enfants Du Phare

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Intitulé L’instinct dans l’instant, le projet artistique a pour but de capter le moment présent grâce à une simple feuille de papier et un crayon soutenu par l’artiste et le jeune. À la suite de ses rencontres individuelles qui se déroulent depuis janvier  tous les lundis et les mardis matins, et ce,  jusqu’au mois de juin, l’artiste rédigera un journal de bord relatant l’expérience et les impressions ressenties lors des séances.

Comment le projet a commencé

L’idée d’accueillir un artiste en résidence et de faire participer les enfants à un projet créatif a d’abord germé dans la tête de Gatéan Desombre, alors animateur spécialisé du Phare.  Afin d’obtenir de l’aide pour  trouver la bonne personne expérimentée, mais surtout intéressée à participer à une telle démarche, ce dernier a contacté le Centre Turbine, un organisme sans but lucratif ayant pour mission de développer des espaces d’expérimentation en associant les  pratiques actuelles en art et en pédagogie. Sous la recommandation d’Adriana De Oliveira, membre du conseil d’administration du Centre Turbine, la candidature de Sylvie Cotton a été soumise et acceptée.

Malheureusement entre-temps,  Gaëtan Desombre a dû quitter le Phare. Mais sa collègue Fanie Fabia, également intervenante en arts,  a poursuivi la coordination de son projet. Voyant en celui-ci les multiples bienfaits pour les jeunes résidents tels que l’expérimentation de nouvelles façons de créer, la découverte d’une autre approche artistique et la valorisation pour les enfants par leur participation à une telle initiative, Fanie a peaufiné et présenté le projet à la direction du Phare qui l’a accueilli avec enthousiasme. « L’instinct dans l’instant, cette notion de laisser une trace de ce moment passé entre l’artiste et l’enfant nous a beaucoup interpellés », d’indiquer Fannie.

Une rencontre poétique au rythme des enfants

N’étant pas trop certaine de quelle manière débuter, Sylvie Cotton a tout bonnement entamé ses séances individuelles en déposant une feuille et un crayon devant ses collaborateurs. Les enfants, étant au départ plus ou moins intéressés, les feuilles sont restées blanches pendant un certain temps.  Jusqu’au moment où celle-ci aborda les rencontres d’une manière différente. « Il a fallu une certaine période pour s’acclimater, eux et moi. Je ne voulais pas instrumentaliser les enfants.  Un jour, j’ai simplement commencé à imiter leurs gestes et leurs sons, et graduellement, nous avons développé de vraies communications.  J’ai commencé à remettre des feuilles devant les enfants et là, j’ai obtenu des traits de crayons, du papier froissé, etc. », d’expliquer l’artiste. Jusqu’à présent, Sylvie a récolté des piles de feuilles et a complété plusieurs pages de son journal de bord qui servira ultimement, si le financement est au rendez-vous, à la rédaction d’un livre à l’automne prochain. D’ici là, le résultat final n’est pas encore défini, mais il est clair que quelque chose de magique est déjà en construction.

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