Parler de mort, ou de soins? Trouver le juste équilibre

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Or, il conviendra de tirer des leçons de ces deux perspectives au moment de déterminer les nouvelles orientations dans le secteur des soins palliatifs.

Le Dr Koch maintient qu’il vaudrait mieux repousser un peu les discussions sur le décès et plutôt parler de soins et de la façon d’en améliorer la prestation. Selon lui, le financement public des centres de soins, des établissements de soins de longue durée, des organismes de soutien à domicile et des services de soins palliatifs est inadéquat. Le médecin fait valoir son point de vue en donnant l’exemple de « Margo », une femme de 102 ans hospitalisée après avoir fait une chute. Or, alors que les travailleurs sociaux de l’hôpital insistent pour que la patiente obtienne son congé d’hôpital, tous se demandent toutefois où envoyer la dame. Le Dr Koch explique que Margo n’en est pas à sa « fin de vie », mais plutôt à une « étape fragile de sa vie », une situation qu’il rencontre fréquemment. Il déclare que, présentement, le discours actuel sur les soins de fin de vie ne tient pas compte des personnes atteintes de maladies chroniques — comme Margo — qui ont besoin de soins continus et de services de réadaptation et de soutien à domicile améliorés et plus complets.

De son côté, le Dr Scott Wooder, président de l’Ontario Medical Association, a réagi aux commentaires du Dr Koch en affirmant que lui aussi a souvent vu des patients incapables d’accéder aux services dont ils ont besoin, aux soins palliatifs par exemple. Le médecin ajoute qu’il convient de mettre davantage l’accent sur la planification des soins de fin de vie. En effet, la plupart des patients souhaitent mourir à la maison plutôt qu’à l’hôpital, et cela nécessite une certaine planification, bien qu’à l’heure actuelle, un Canadien atteint du cancer sur deux décède en milieu hospitalier. Le Dr Wooder insiste en outre sur l’importance de communiquer nos volontés de fin de vie à nos proches, afin que ceux-ci sachent quelles décisions prendre lorsque viendra le moment; il encourage tous les Ontariens à discuter de soins de fin de vie avec leurs médecins et leur famille. Il conclut en indiquant que son Association travaille à l’élaboration d’un plan de soins de fin de vie d’échelle provinciale.

Zelda R. Harris a aussi réagi, soulignant le manque considérable de ressources pour aider les personnes souffrant d’une maladie potentiellement mortelle. Elle a également fait remarquer que les occasions de discuter du sujet difficile qu’est la fin de vie sont trop peu nombreuses. Tout comme le Dr Wooder, elle note l’importance de discuter d’espoir ainsi que des volontés, des attentes et des attitudes des gens en ce qui concerne la fin de vie, et ce, avant que les choses ne s’aggravent et que de telles discussions ne soient plus possibles.

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