La Maison Albert, toute première résidence de soins palliatifs à Moncton, ouvre ses portes

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Cet article a été initialement publié par Radio Canada.

Une première maison offrant des services et des soins à des personnes en fin de vie a ouvert ses portes à Moncton. Le ruban d’inauguration a été coupé ce matin par des membres d’Hospice Sud-Est Nouveau-Brunswick (SENB), en présence de ses donateurs.

L’établissement porte d’ailleurs le nom de Maison Albert, en l’honneur d’Albert Arsenault, le fils de l’un des principaux donateurs d’Hospice SENB.

La construction avait été annoncée par l’organisme il y a un peu plus de deux ans. Il comptait cependant sur des dons et du financement gouvernemental pour porter ce projet à terme.

L’Hospice SENB est parvenu à amasser 4,5 millions de dollars – la somme nécessaire à la construction de l’installation. Il a également pu compter sur un don considérable de la part du Club Lions de Humphrey-Lewisville-Sunny Brae, qui lui a légué un terrain de près de 90 000 pieds carrés sur lequel se situe aujourd’hui la Maison Albert.

Avec ses dix chambres, la résidence offrira des services et des soins gratuits à des personnes en fin de vie. Elles s’ajoutent aux 13 chambres existantes qui se trouvent dans les deux grands hôpitaux du sud-est du Nouveau-Brunswick.

Un partenariat à l’origine du projet

La Maison Albert a fait appel à plusieurs acteurs, dont les réseaux de santé Vitalité et Horizon. Le programme extra-mural, en consultation avec des médecins, se chargera de recommander les futurs résidents à l’hospice.

Le gouvernement provincial s’engage à verser jusqu’à 215 000 dollars par an, pendant deux ans, pour assurer le soutien clinique, a déclaré le ministre Daniel Allain, en conférence de presse ce matin.

La mairesse de Moncton, Dawn Arnold, était également présente sur les lieux. C’est une vraie preuve d’engagement de la part de toute la communauté et de tous les bénévoles et commanditaires, reconnaît-elle.

Un message sur l’inclusion

Il n’y avait pas que des personnalités politiques lors de la cérémonie. L’aîné et gardien de connaissances et de la sagesse de la Première Nation Mi’kmaq d’Elsipogtog Noel Milliea était également de la partie.

Sans notes, les yeux rivés sur une foule debout à l’extérieur, il a tenu un discours en anglais sur l’inclusion et la réconciliation. À un certain moment, nous devons commencer à reconstruire une relation perdue et brisée, a-t-il déclaré de prime abord.

Il a aussi évoqué dans son message le racisme systémique, qui existe toujours, et a rappelé le passé douloureux des peuples autochtones au Canada, en rappelant les centaines de tombes découvertes près d’anciens pensionnats.

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